Réglementation ERP

Les différents types d'ERP : comprendre le classement de votre établissement (guide complet 2026)

Vous ouvrez un commerce, vous reprenez un restaurant, vous gérez un hôtel ou vous exploitez une salle de sport, et l'on vous parle sans cesse de « type » et de « catégorie » d'ERP — sans jamais vraiment vous expliquer ce que cela recouvre. C'est pourtant le tout premier élément qui détermine vos obligations de sécurité incendie : la périodicité des visites de la commission de sécurité, le niveau d'équipement exigé, la présence ou non d'un service de sécurité, et même les délais à respecter avant d'accueillir du public.

Le problème, pour la plupart des exploitants, est simple : on découvre son classement ERP trop tard, souvent au moment d'un contrôle, d'un avis défavorable ou d'un refus d'ouverture. Or un mauvais classement — ou une mauvaise compréhension de celui-ci — peut entraîner des travaux imprévus, un report d'ouverture de plusieurs semaines, voire une fermeture administrative.

La bonne nouvelle, c'est que la logique de classement des établissements recevant du public est parfaitement maîtrisable une fois qu'on en comprend les deux axes : le type (l'activité exercée) et la catégorie (le nombre de personnes accueillies). Chez Previlium, cabinet d'architectes de sécurité composé d'anciens préventionnistes SDIS ayant siégé en commission de sécurité, nous déterminons quotidiennement ce classement pour des exploitants de tous secteurs.

Dans ce guide, nous vous expliquons concrètement comment lire votre classement ERP, ce qu'il implique réellement pour votre établissement, les erreurs les plus fréquentes que nous observons sur le terrain, et comment sécuriser votre dossier avant tout passage en commission.

Définition : qu'est-ce qu'un ERP et comment est-il classé ?

Un établissement recevant du public (ERP) désigne tout bâtiment, local ou enceinte dans lequel des personnes extérieures sont admises, qu'elles paient ou non, librement ou sur invitation. Dès lors que vous accueillez du public — clients, patients, élèves, spectateurs, usagers — en plus de votre personnel, vous exploitez un ERP. Cette notion est définie par le Code de la construction et de l'habitation (CCH).

Le point essentiel à retenir : un ERP est classé selon deux critères croisés.

  • Le type correspond à la nature de l'activité exercée. Il est désigné par une lettre (par exemple M pour les magasins, N pour les restaurants, O pour les hôtels).
  • La catégorie correspond à l'effectif susceptible d'être accueilli, c'est-à-dire le nombre cumulé de public et, selon les cas, de personnel. Elle est désignée par un chiffre, de 1 à 5.

C'est la combinaison des deux qui détermine le règlement de sécurité applicable. Un même commerce de 40 m² et un centre commercial de 30 000 m² sont tous deux de type M, mais leurs obligations n'ont rien de comparable parce que leur catégorie diffère radicalement.

Pourquoi ce classement existe

Les exigences de sécurité ne sont pas uniformes : elles sont proportionnées au risque. Un établissement où le public dort (hôtel, hôpital) présente un risque très supérieur à un bureau ouvert en journée. Un lieu accueillant 2 000 personnes est plus difficile à évacuer qu'un local de 30 personnes. Le législateur a donc bâti un système qui module les obligations selon l'usage, les dimensions, le mode de construction et l'effectif.

Les types d'ERP : la classification par activité

Les types d'ERP se répartissent en deux familles : les établissements installés dans un bâtiment et les établissements spéciaux.

Les types installés dans un bâtiment

Type Activité de l'établissement
J Structures d'accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
L Salles d'auditions, de conférences, de spectacles, de réunions, polyvalentes
M Magasins de vente, centres commerciaux
N Restaurants et débits de boissons
O Hôtels et pensions de famille
P Salles de danse et salles de jeux
R Établissements d'enseignement, colonies de vacances, crèches
S Bibliothèques, centres de documentation
T Salles d'exposition
U Établissements de soins (hôpitaux, cliniques)
V Établissements de culte
W Administrations, banques, bureaux
X Établissements sportifs couverts
Y Musées

Les types spéciaux

Certains établissements relèvent par nature de la 1ʳᵉ catégorie en raison de leur configuration particulière :

Type Activité
PA Établissements de plein air (stades, terrains de sport non couverts)
CTS Chapiteaux, tentes et structures (cirques, structures gonflables)
SG Structures gonflables
GA Gares accessibles au public
EF Établissements flottants (péniches, bateaux à quai)
PS Parcs de stationnement couverts

Le cas des établissements à activités multiples

Un point que beaucoup d'exploitants ignorent : un même établissement peut cumuler plusieurs types. Un hôtel-restaurant relève à la fois du type O et du type N. Un centre commercial abritant un cinéma combine M et L. Dans ce cas, le règlement applique soit les dispositions de chaque type, soit celles du type dominant, selon des règles précises. C'est l'une des sources d'erreur de classement les plus fréquentes.

Les catégories d'ERP : la classification par effectif

La catégorie dépend de l'effectif que l'établissement peut recevoir. On distingue deux groupes et cinq catégories.

Le 1ᵉʳ groupe (catégories 1 à 4)

Catégorie Effectif (public + personnel selon les cas)
1ʳᵉ catégorie Au-delà de 1 500 personnes
2ᵉ catégorie De 701 à 1 500 personnes
3ᵉ catégorie De 301 à 700 personnes
4ᵉ catégorie 300 personnes et en dessous (sans atteindre le seuil de la 5ᵉ)

Le 2ᵉ groupe (5ᵉ catégorie)

La 5ᵉ catégorie regroupe les petits établissements dont l'effectif reste sous les seuils minimaux fixés par le règlement pour chaque type d'activité. Concrètement, si votre établissement accueille moins de public que le seuil défini pour votre type, vous êtes en 5ᵉ catégorie. Dès que vous atteignez ou dépassez ce seuil, vous basculez dans le 1ᵉʳ groupe.

C'est une distinction capitale : les établissements du 1ᵉʳ groupe sont soumis à des obligations nettement renforcées (visites périodiques de la commission de sécurité, registre de sécurité complet, exercices d'évacuation, parfois service de sécurité) tandis que la 5ᵉ catégorie bénéficie d'un régime allégé.

Comment l'effectif est-il calculé ?

L'effectif n'est pas le nombre de places assises ni la surface brute. Il se calcule selon des règles de densité d'occupation propres à chaque type : par exemple, un certain nombre de personnes au mètre carré pour un magasin, un ratio par place pour un restaurant, etc. Une erreur de calcul d'effectif fait basculer un établissement de catégorie, avec toutes les conséquences réglementaires associées. C'est l'un des points que nous vérifions systématiquement.

Qui est concerné ? Des exemples concrets

Quasiment tous les professionnels recevant du public sont concernés. Voici comment se traduit le classement dans la vie réelle :

  • Restaurants et bars (type N) — Un restaurant de quartier de 60 couverts est souvent en 5ᵉ catégorie ; une brasserie de 400 places bascule en 1ᵉʳ groupe. La présence d'une terrasse, d'un sous-sol ou d'un étage change la donne.
  • Hôtels (type O) — Tout hôtel est un ERP avec locaux à sommeil, donc soumis à des règles renforcées même en petite capacité. La réouverture après une fermeture prolongée nécessite une autorisation.
  • Magasins et centres commerciaux (type M) — Une boutique de prêt-à-porter et une grande surface relèvent du même type mais de catégories opposées. Les mails de galerie marchande ajoutent des contraintes spécifiques.
  • Bureaux et administrations (type W) — Un plateau de bureaux peut être un ERP s'il reçoit du public (accueil, guichets) ; sinon il relève parfois du Code du travail uniquement. La frontière est subtile.
  • Établissements scolaires et crèches (type R) — Écoles, crèches, centres de loisirs : la présence d'enfants impose une vigilance particulière, notamment sur l'évacuation et les locaux à sommeil en internat.
  • Collectivités — Mairies, salles des fêtes (type L), médiathèques (type S), gymnases (type X), maisons de retraite (type J) : une commune gère souvent un parc d'ERP de types et catégories très variés, ce qui complexifie le suivi réglementaire.

Ce que prévoit la réglementation

La réglementation de sécurité incendie poursuit cinq objectifs : limiter les risques d'incendie, alerter les occupants, favoriser leur évacuation, éviter la panique et faciliter l'intervention des secours. Le classement détermine l'intensité des mesures exigées pour atteindre ces objectifs.

Selon votre type et votre catégorie, vous êtes tenu de respecter tout ou partie du règlement de sécurité. En pratique, cela se traduit par :

  • des dégagements (sorties, circulations, escaliers) en nombre et en largeur suffisants, jamais encombrés, avec des portes qui s'ouvrent par une manœuvre simple ;
  • des moyens de secours adaptés (extincteurs, système d'alarme, parfois système de sécurité incendie complet), entretenus et vérifiés périodiquement par des organismes ou techniciens compétents ;
  • des vérifications techniques périodiques des installations à risque (électricité, gaz, chauffage, ascenseurs, désenfumage) ;
  • la présence d'un membre du personnel pendant toute la durée d'ouverture au public ;
  • l'affichage d'un plan de l'établissement et des consignes de sécurité.

Pour les établissements du 1ᵉʳ groupe, s'ajoutent notamment la tenue d'un registre de sécurité rigoureux, l'organisation d'exercices d'évacuation et de formation du personnel, et le passage périodique de la commission de sécurité.

Le cas particulier des ERP avec locaux à sommeil (hôtels, établissements de soins, structures d'hébergement) mérite une attention spéciale : leur ouverture, ou leur réouverture après une longue fermeture, est soumise à autorisation, et ils imposent une surveillance permanente ainsi que des moyens de secours renforcés en raison du risque accru pour des personnes endormies ou vulnérables.

Pour mémoire : nous ne reproduisons pas ici les textes officiels. L'objectif est de vous donner la grille de lecture pratique — votre situation précise se vérifie au cas par cas.

Les erreurs les plus fréquentes observées sur le terrain

Voici les cinq erreurs de classement que nous rencontrons le plus souvent lors de nos diagnostics et préparations de commission.

Erreur n°1 — Sous-estimer l'effectif et croire être en 5ᵉ catégorie

Pourquoi c'est fréquent : l'exploitant calcule « à la louche », en comptant les places assises ou les clients habituels, sans appliquer les règles de densité réglementaires.

Pourquoi c'est un problème : un effectif sous-évalué fait croire à tort à un classement en 5ᵉ catégorie, alors que l'établissement relève du 1ᵉʳ groupe. Les obligations non remplies (registre, vérifications, visite de commission) ressortent brutalement lors d'un contrôle.

Comment l'éviter : faites calculer l'effectif théorique selon les règles propres à votre type, surface par surface, avant toute ouverture. C'est rapide et cela fige votre catégorie de référence.

Erreur n°2 — Oublier les surfaces annexes dans le calcul

Pourquoi c'est fréquent : on ne pense qu'à la salle principale et l'on néglige la terrasse couverte, la mezzanine, le sous-sol, l'arrière-salle ou la réserve accessible.

Pourquoi c'est un problème : ces surfaces s'additionnent et peuvent faire basculer la catégorie, ou imposer des dégagements supplémentaires. Un sous-sol recevant du public déclenche des exigences spécifiques.

Comment l'éviter : recensez l'intégralité des espaces où le public peut se trouver, même ponctuellement, et intégrez-les au calcul.

Erreur n°3 — Ignorer le cumul de types dans un établissement mixte

Pourquoi c'est fréquent : un hôtel-restaurant, un commerce avec espace de restauration ou une salle polyvalente accueillant plusieurs activités sont traités comme un seul type « évident ».

Pourquoi c'est un problème : chaque activité peut déclencher ses propres exigences. Appliquer le seul type dominant laisse des obligations non couvertes.

Comment l'éviter : identifiez toutes les activités exercées et faites analyser leur combinaison réglementaire.

Erreur n°4 — Confondre conformité « bâtiment » et conformité « exploitation »

Pourquoi c'est fréquent : l'exploitant pense qu'un local « aux normes » à la livraison reste conforme indéfiniment.

Pourquoi c'est un problème : la conformité s'entretient. Un dégagement encombré par du stock, une porte coupe-feu calée ouverte, une vérification périodique non réalisée suffisent à générer un avis défavorable, quel que soit le classement.

Comment l'éviter : distinguez la mise en conformité initiale du maintien en conformité au quotidien, et tenez votre registre de sécurité à jour.

Erreur n°5 — Reprendre un fonds sans vérifier le classement et l'historique

Pourquoi c'est fréquent : lors d'une reprise de bail ou de fonds de commerce, on suppose que « ça passait avant, donc ça passera ».

Pourquoi c'est un problème : un changement d'activité, d'aménagement ou d'effectif peut modifier le type ou la catégorie, et réactiver des obligations. Un avis défavorable antérieur non levé peut aussi peser sur le repreneur.

Comment l'éviter : demandez le dossier ERP, le dernier procès-verbal de commission et l'historique des avis avant de signer.

Les conséquences possibles d'un mauvais classement ou d'une non-conformité

Mal connaître ou mal traiter son classement ERP expose à des conséquences très concrètes :

  • Avis défavorable de la commission de sécurité — Il ne ferme pas l'établissement à lui seul, mais il alerte l'autorité de police (maire ou préfet) et déclenche un suivi rapproché. Tant qu'il n'est pas levé, il fragilise toute votre exploitation.
  • Retard ou refus d'ouverture — Pour un établissement neuf ou réaménagé, l'autorisation d'ouverture dépend du passage en commission. Un dossier mal classé ou incomplet, c'est un report de plusieurs semaines, parfois en pleine saison.
  • Travaux complémentaires imprévus — Un classement sous-estimé révèle a posteriori des exigences (désenfumage, second dégagement, alarme de catégorie supérieure) très coûteuses à reprendre sur un local déjà aménagé.
  • Fermeture administrative — En cas de manquements graves compromettant la sécurité des personnes, l'autorité peut prononcer une fermeture, parfois sans mise en demeure préalable lorsque la situation présente un caractère d'urgence.
  • Responsabilité de l'exploitant — En tant qu'exploitant, vous êtes le responsable direct de la sécurité du public dans votre établissement. En cas de sinistre, votre responsabilité civile et pénale peut être engagée, indépendamment de celle du propriétaire des murs.

Les conseils d'un ancien préventionniste SDIS

Après avoir participé à plusieurs centaines de commissions de sécurité, voici ce que je dis aux exploitants — et que l'on ne trouve pas sur les sites administratifs.

Premier conseil : votre catégorie n'est pas une étiquette, c'est un seuil que vous pouvez piloter. Beaucoup d'établissements se trouvent à quelques personnes du basculement entre 5ᵉ catégorie et 1ᵉʳ groupe. En travaillant l'aménagement et la déclaration d'effectif en amont, on peut parfois rester sous le seuil et alléger considérablement les obligations — légalement, en réduisant l'effectif déclaré et en l'affichant. À l'inverse, gonfler inutilement sa capacité « pour faire bien » se paie en contraintes.

Deuxième conseil : en commission, ce qui compte autant que le local, c'est le dossier. J'ai vu des établissements parfaitement aménagés récolter un avis défavorable pour un registre de sécurité absent ou des rapports de vérification manquants. La commission juge sur pièces. Un dossier propre, classé, à jour, change la tonalité de la visite dès la première minute.

Troisième conseil : anticipez le regard du préventionniste sur les locaux à sommeil. Si vous avez du public qui dort — même quelques chambres — c'est le premier point qui sera scruté. Désenfumage des circulations, recoupement coupe-feu, alarme, surveillance : ne le découvrez pas le jour de la visite.

Quatrième conseil : le jour J, faites parler les sorties. Avant la commission, parcourez votre établissement comme si vous deviez évacuer dans le noir. Toute porte difficile à ouvrir, tout dégagement encombré, tout bloc de secours éteint est un point que la commission relèvera. Ce sont souvent ces détails — pas la structure — qui font la différence entre avis favorable et défavorable.

Cinquième conseil : ne restez jamais seul face à un avis défavorable. Un avis défavorable n'est pas une condamnation. Il liste des prescriptions à lever. Bien lu et bien traité, il se solde par une contre-visite favorable. Mal géré ou ignoré, il s'aggrave. La différence se joue dans la qualité de la réponse apportée.

Checklist pratique : déterminer et sécuriser votre classement ERP

À imprimer ou télécharger pour préparer votre établissement :

  • J'ai identifié le ou les types d'ERP correspondant à mon activité
  • J'ai recensé toutes les surfaces accessibles au public (salle, étage, sous-sol, terrasse, mezzanine)
  • J'ai fait calculer l'effectif théorique selon les règles de densité de mon type
  • Je connais ma catégorie (1 à 5) et je sais si je relève du 1er groupe ou de la 5e catégorie
  • J'ai vérifié si mon établissement comporte des locaux à sommeil
  • En cas d'activités multiples, j'ai analysé le cumul des types
  • Mon registre de sécurité est ouvert et tenu à jour
  • Mes vérifications techniques périodiques (élec, gaz, désenfumage, ascenseurs) sont à jour
  • Mes dégagements sont dégagés et mes portes s'ouvrent par une manœuvre simple
  • Mes moyens de secours (extincteurs, alarme) sont en place et vérifiés
  • Mon personnel est formé et un responsable est présent aux heures d'ouverture
  • J'ai récupéré le dernier PV de commission et l'historique des avis (en cas de reprise)
  • J'ai fait valider mon classement par un spécialiste avant ouverture ou passage en commission

Comment Previlium peut vous accompagner

Previlium réunit d'anciens préventionnises SDIS qui ont instruit et visité des centaines d'ERP. Nous mettons cette expérience de l'autre côté de la table, à votre service.

  • Diagnostic express — Nous déterminons précisément votre type et votre catégorie, calculons votre effectif réglementaire et identifions vos obligations réelles, en quelques heures.
  • Préparation de commission de sécurité — Nous constituons et vérifions votre dossier, anticipons les points de contrôle et vous mettons en situation pour aborder la visite sereinement.
  • Analyse documentaire — Nous auditons votre registre de sécurité, vos rapports de vérification et vos pièces administratives pour combler les manques avant qu'ils ne deviennent des prescriptions.
  • Visite blanche — Nous réalisons une commission de sécurité « à blanc » dans vos locaux, avec le regard exact du préventionniste, et vous remettons un plan d'actions priorisé.
  • Accompagnement après avis défavorable — Nous traduisons les prescriptions en travaux et démarches concrètes et pilotons la levée de l'avis jusqu'à la contre-visite favorable.
  • Assistance ouverture ERP — De la conception à l'autorisation d'ouverture, nous sécurisons chaque étape pour éviter les retards et les mauvaises surprises.

Questions fréquentes

Le type dépend de votre activité principale : magasin (M), restaurant (N), hôtel (O), salle de spectacle (L), etc. En cas d'activités multiples, plusieurs types peuvent s'appliquer simultanément.

Le type désigne la nature de l'activité (par une lettre) ; la catégorie désigne l'effectif accueilli (par un chiffre de 1 à 5). Les deux se combinent pour définir vos obligations.

Elle dépend de l'effectif susceptible d'être reçu : au-delà de 1 500 personnes (1ʳᵉ), 701 à 1 500 (2ᵉ), 301 à 700 (3ᵉ), 300 et moins (4ᵉ), et 5ᵉ pour les établissements sous les seuils minimaux de leur type.

C'est un petit établissement dont l'effectif reste inférieur aux seuils fixés par le règlement pour son activité. Il bénéficie d'un régime de sécurité allégé par rapport au 1ᵉʳ groupe.

Le 1ᵉʳ groupe réunit les catégories 1 à 4 (obligations renforcées, visites de commission). Le 2ᵉ groupe correspond à la 5ᵉ catégorie (obligations allégées).

Oui. Dès lors que vous recevez du public, même quelques personnes, vous exploitez un ERP, le plus souvent de 5ᵉ catégorie, avec des obligations minimales mais réelles.

Selon des règles de densité propres à chaque type (par mètre carré, par place, etc.), et non par simple comptage des places assises. Toutes les surfaces accessibles au public sont prises en compte.

Il l'est (type W) s'il reçoit du public, par exemple via un accueil ou des guichets. S'il n'accueille que des salariés, il peut relever uniquement du Code du travail. La distinction se vérifie au cas par cas.

Des deux. C'est un établissement à types multiples, soumis aux exigences combinées de l'hébergement (O) et de la restauration (N).

Un établissement où le public dort : hôtels (O), établissements de soins (U), structures pour personnes âgées ou handicapées (J), internats (R). Ils sont soumis à des règles de sécurité renforcées.

Oui. Un changement d'activité, d'aménagement ou d'effectif peut modifier le type ou la catégorie et réactiver des obligations. Toute transformation mérite une analyse préalable.

Le classement découle de la réglementation, mais il est validé par l'autorité administrative sur avis de la commission de sécurité. Un professionnel peut le déterminer en amont pour sécuriser votre projet.

Vous risquez des obligations non remplies, des travaux complémentaires, un retard d'ouverture, voire un avis défavorable lors d'un contrôle. Mieux vaut figer le bon classement dès le départ.

La périodicité dépend de votre type et de votre catégorie. Les établissements du 1ᵉʳ groupe avec sommeil ou recevant un public nombreux sont visités plus fréquemment que les petits établissements.

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est fortement recommandé : une erreur de type ou de catégorie se paie cher. Un ancien préventionniste sécurise votre classement et votre passage en commission.

En résumé

Le classement d'un ERP repose sur deux axes simples mais déterminants : le type, qui décrit votre activité, et la catégorie, qui mesure votre effectif. De cette combinaison découlent toutes vos obligations de sécurité incendie — et, en cas d'erreur, des travaux imprévus, des retards d'ouverture ou un avis défavorable. Bien comprendre, et surtout bien faire valider son classement en amont, c'est s'éviter l'essentiel des mauvaises surprises.

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